mardi 26 février 2008

Flashback sur le FairTrek

Ces photos nous les devons à Nicolas, qui malgré un sac à la mesure d'un sherpa népalais a su prendre le temps de s'arrêter pour croquer quelques séquences du pélérinage. Merci et, qui sait, peut-être à un de ces jours!

Cliquez sur les images pour plus de détail.

Demonstration d'adresse sur échasses au premier village sur la route. Nous regardons les enfants jouer au travers de la basse-cour quand notre guide nous invite à prendre une bonne douche avant d'aller manger.

Douche que nous refusons poliment, après avoir remarqué un tas de merde stagnant quelques mètres plus bas. Après avoir toutefois concédé un rafraîchissement de la nuque et du visage on m'indique que les latrines sont situées juste en amont du cours d'eau. Je décide de passer sur le brossage de dents pour cette fois.

La nuit sera très fraîche. Au programme, concerts de coqs, chiens, dindons et cochons. Au souper, sticky rice et bouillon d'épinards, préparé sur un feu à l'intérieur de la maison. Demain sera la journée la plus difficile. Huit à neuf heures pour arriver au prochain village, à 1600m d'altitude.



Jungle et montagnes, des hauts et des bas. En chemin nous croisons un enfant transportant un madrier de cinq mètres sur ses épaules. Ils relocalisent leur village qui se meurt car le chef est parti. Nous traversons le village fantôme où il ne reste plus qu'une terre brûlée, des cabanes délâbrées et une troupe d'enfants sales qui se traînent dans la poussière et les excréments avec les plus jeunes sur leur dos. Je n'ai pas oublié le regard vague d'une petite fille malade, une canette de Sprite vide dans les mains. Elle souriait sans cesse, les lèvres gonflées par l'infection et je crois avoir apperçu une dent quelque part au fond.


Deuxième nuit. Autre village, autres moeurs! Ici ils ont acheté une moto et un sentier permet de faire du commerce avec la civilisation. Bonne idée! Le premier village avait plutôt investi dans une télé!? Du coup, ici, des visages plus heureux (des regards mieux nourris) et un accueil plus chaleureux, avec des pains de riz sucré roulés dans des feuilles de bananier! On a célébré avec un peu de bonheur en feuille et on s'est endormis avec un fou rire à se virer les poumons à l'envers! Notre guide, n'ayant jamais essayé auparavant, a insisté pour participer. Il a marmonné quelques mots puis est parti se coucher. Nous avons apris le lendemain qu'il a passé une merveilleuse nuit :).



La journée du lendemain fut magnifique. Félicitations à Minon qui a descendu pendant trois heures dans les feuilles, les roches et les rivières en sandales les ptits orteils à l'air, les souliers ayant été bien saucés dans une des rivières de la veille :)



Troisième village, c'est le party à fond mon Léon! Une vraie grosse brosse avec les laotiens qui a commencé avec de la bière chaude et fini avec du lao-lao de bagosse, assis autour d'une table regroupant de la moelle de poulet, du chili et des algues séchées saupoudrées de sésame (ça se mange comme des pinottes avec la bière mais ça laisse un ptit arrière-goût de Mekong).



Minon porte un toast à l'infirmière du CLSC qui nous avait menacé de cholera, typhus, lèpre, scrophules purrulents et fièvres buboniques si on visitait en Asie autre chose que des musées et des Starbucks. Au Laos, quand tu prends une brosse, y'a qu'un seul verre pour tout le monde! C'est pas grave, la teneur en alcool de leur lao-lao est capable de désinfecter n'importe quelle bouche, gorge, estomac, intestin (et j'arrête là) de touriste à sa portée! Santé!



Dernière journée, environ six heures à flotter sous le soleil.

Voilà quelques fragments de l'expédition. Les détails suivront au retour! Autour d'une bonne table... parce qu'on commence tranquillement à fantasmer sur certains plats de chez nous :)=

lundi 25 février 2008

De retour

Je ne sais pas encore comment décrire tout ça. Le trek fut une expérience très éprouvante, autant physiquement que psychologiquement. Je n'ai jamais cotoyé la pauvreté d'aussi près, jamais regardé les yeux d'une personne en me sentant aussi incapable de la comprendre. Je ne me suis jamais senti aussi loin de mon univers et je n'ai jamais été aussi affecté par le retour à la civilisation. Ce furent quatre jours marquants, sur lesquels je pourrais écrire quatre chapitres, mais je ne sais pas si le blog se prête à ça. J'ai de la difficulté à résumer en quelques lignes, de façon brève en un ptit billet tout mignon.

Il faut dire qu'à travers ces quatres jours, j'ai également vécu des moments joyeux, des fous rires et une soirée bien arrosée à la laotienne. Bref, pas que du noir et de la la misère.

Mais, une expérience qui, de par son intensité, vient de prendre la pôle position de toutes les expériences de voyage en ce qui me concerne.

lundi 18 février 2008

Lao sur la montagne

Le Laos (Lao en laotien) est un baume apaisant sur la fièvre de la vie moderne. C'est incroyable à quel point c'est calme ici. Surtout à Luang Prabang, classée patrimoine mondial par l'UNESCO, où les camions et les autobus sont interdits, les bars et restos ferment à 11h30 et les chauffeurs de tuk-tuk n'arrivent qu'à murmurer qu'un faible hey... tuk-tuk... quand on passe à côté. Et cette oisiveté est contagieuse. Après deux jours on n'arrive plus qu'à se trainer lourdement sur les trotoirs, faire une petite sièste l'après-midi puis philosopher sur le prochain plat à commander, devant une beerlao, evaché sur les bords d'un Mekong qui coule... lentement.

Et ce décor... Les bananiers semblent endormis sur le bords des routes car il n'y a presque pas de vent. Les chats font la sièste à plat sous les tables. Et autour des temples les moines lisent, prient ou balaient quelque poussière amassée sur les vieilles pierres verdâtres, posées là par les khmers il y a plus d'un millénaire.

J'ai plein de choses à raconter, d'enrichissantes rencontres à décrire mais je ne sais pas trop comment structurer tout ça pour l'instant. Il me semble que c'est bien plus facile de se laisser bercer par la torpeur du moment et simplement contempler le temps.

J'ai besoin de quelques jours pour y penser. Ça tombe bien car demain on part sur un tour de quatre jours à travers la jungle - 35km de marche par 1600m d'altitude - pour visiter des villages montagnards, dormir chez des familles locales et revenir en kayak au point de départ.

Il faudra être bien reposé. Je crois que je vais aller m'étendre un peu...

vendredi 15 février 2008

Une journée à Bangkok

Un peu de temps à tuer dans un café internet à Bangkok après une journée épuisante à marcher avec 30 lbs sur le dos, en attendant le train de 20h30 ce soir pour Nong Kai (fronitère avec le Laos). Pour résumer les dernières heures :

  1. Vol en 45 min de Ko Samui à Bangkok. Sans le savoir, nous sommes tombés sur le vol inaugural de Thaï Airways sur cette ligne. Petite cérémonie, le gratin de la compagnie, photos avec les passagers et porte-clé gratuit! En passant, j'ai maintenant un aéroport préféré! Les petits feuilletés jambon et miel, le riz sucré roulé en feuille de banane, espresso jus et internet à volonté, toilettes modernes équipées d'un aquarium, tout ça pour pas un rond, je suis conquis! Surtout lorsque l'attente se déroule sous une hutte à l'air libre avec vue sur le décor de l'île et les avions qui virevoltent à quelques dizaines de mètres sur "LA" piste.

  2. Arrivée à Bangkok. Moral en baisse. Mauvais feeling, trop de pollution, de bruit, de béton, de touristes stressés. Fini le ciel bleu, l'air pur, la musique agréable, le calme. Heureusement, on est ici pour quelques heures. On fait quoi ? Un prof rencontré dans la rue nous conseille d'aller préparer notre Visa pour le Laos au "domestic center". Il nous négocie même un tuk-tuk à 20 bahts (c'est 60 normalement pour les touristes). Le moral reprend du mieux! Arrivés à destination : le délai pour le Visa c'est une journée. Pas le temps - train ce soir! On décide d'aller voir un film pour passer les heures et fuir le bordel de la vile. Un autre tuk-tuk, celui-là gratuit, à condition de passer visiter son "sponsor" en chemin, qui lui donne de l'essence en échange de licheux de vitrines. "Only look!", "No shopping!", "Free!", "After we go!", "Free". Euh... ?

    À Bangkok ? Taxi gratuit ? C'est moi et mon ptit sourire positif qui a convaincu les deux autres. J'ai jamais participé à un sweepstake du Reader's Digest, mais faut croire que tout le monde a un ptit côté naïf caché au fond.

    Résultat : on s'est ramassés dans une des cinq cent shoppes d'indiens, perdus dans la ville, à se faire proposer des costumes Armani, fabriqués sur mesure et livrés au Canada pour 65$! J'ai essayé de convaincre Gui qu'il en vendrait des cellulaires en Armani, hélas sans succès... Dix minutes perdues à feuilleter des catalogues avec un ptit malaise de faux acheteur, pour apprendre en sortant qu'il y avait (tiens tiens ?) un deuxième sponsor à visiter. Ah ? Je sens quelque chose qui m'échappe... serait-ce un peu de ma naïveté qui s'envole ?

  3. Une course de vrai taxi plus tard, à un vrai tarif de touriste cette fois, il s'avère que tous les films sont en thaï, excepté un drame romantique américain, diffusé dans une salle spéciale à 500 bahts. Ce qui, à nous trois, équivaut à deux nuits d'hôtel très confortable. Vlan! Moral qui replonge. Résultat, le reste de l'après-midi fut passé au comptoir d'un Starbuck, la main sur un latté à essayer de se remémorer le concept de la joie de vivre. C'est vrai, pour reprendre une expression de Gui, les voyages c'est du gros bonheur en canne! Mais y'a des jours ou tu cherches l'ouvre-boîte.

  4. Fin d'une journée record des moyens de transport : avion, taxi, tuk-tuk, skytrain, metro , pour finir dans un train! Un ptit dodo dans la couchette du haut et paf! Welcome in Laos!! Un autre monde. Je vais aller faire une ptite sieste et je vous en reparle.

    En attendant, quelques photos sur Ko Phan Ngan.


Bouffe thaï. Les reste est en chemin...


Un drink au Warm-Up Bar, avant le souper ci-haut.


Manon rayonne sur la piste de sable. Moi et Gui digérons la soirée.

Coucher de Soleil sur Koh Samui

mercredi 13 février 2008

Pour Vincent

C'est dur de tout décrire ce qui se passe ici, y'a rarement du temps "lent" et si parfois un brin de nostalgie nous rattrape, ça ne dure pas longtemps. Dernièrement j'ai eu une ptite passe de blues en m'empiffrant de toutes ces nouvelles saveurs saucées dans l'alcool. Y'a pas un souper dans la dernière semaine où je ne me suis pas dit Ah! Faudrait que Vince soit là!! Mais t'inquiète, je prends des notes et je devrais être bon pour te partager tout ça très en détail une fois revenu!

Si je veux creuser un peu les feelings du moment je dirais fébrile, souvent un peu saoul de la soirée d’hier, surstimulé, contemplatif, toujours plein de bouffe ou affamé (n'est-ce pas les deux états fondamentaux de l'existence?) et surtout rarement blasé car toujours devant de la nouveauté - le cercle de la routine n'existe pas ici, à moins de l'instaurer volontairement. À l'instant on s'apprête à quitter l'île de Ko Phan Ngan : et oui, nous y sommes revenus, malgré le fait d'y avoir déjà passé 5-6 jours avant d'aller chercher Gui sur Ko Samui! Cet endroit a quelque chose d'unique, une personnalité propre avec ses partys non-stop tous les soirs sur la beach, ses restos cools, le monde qui y séjourne (95% en bas de 30 ans d'après moi), l'absence de bars à escortes (overdose sur Ko Samui, pu capable !!), le sable le plus fin que mes orteils ont goûté (jog ce matin vers 10h avec Minon – paradisiaque !) et plein d'autres moments qui resteront à jamais dans mes souvenirs, comme cette soirée Goa - Psy Trance que nous avons passée à danser sur la plage les pieds dans l'écume des vagues chaudes!! Un ptit rave les pieds salés !! Nous nous sommes fait offrir de la cocaïne et de l'éphédrine mais hey!! Quand t'as les deux pieds dans l'eau, des glow-sticks dans les mains et un DJ qui crache du 150 bpm dans des caisses si fortes qu'on a du lever un mini-tsunami en direction de la Californie, je me demande qui a le goût de se sentir encore plus stimulé ?? La seule chose dont j'avais besoin c'est d'un litre d'eau à l'heure et d'un déjeuner saucisse-deux oeufs-bacon-fèves-patates-café-toasts-confiture-assiete-de-fruits le lendemain! De fait, pris au Café Maddy allongé sur des coussins thaï en écoutant l’album Buddha Bar 8. Je sais le 9 est meilleur mais bon, on peut pas tout avoir :).

D'ailleurs côté bouffe on s'est donné hier soir dans le chapitre thaï. On a pris des photos pour toi, je crois que c'est du jamais vu. La table était trop petite, on a commandé quatre plats chacun et on a tout mangé. Gui était dans un drôle d'état. On est allés le coucher et on est partis se baigner. Justement, les vagues dans le noir, en voila un autre moment marquant. Drôle de feeling devant cet infini invisible qui gronde, un peu épeurant mais très excitant. Toute une soirée...

Et ce matin, comme par miracle, tout le monde va bien! Pas moyen d'être malade ici, malgré tout ce qu'on s'enfile dans le système! Nous avons fait nos adieux à la plage et dans deux heures, on prend le ferry pour Ko Samui, où demain matin l'avion nous attend pour Bangkok, où le train nous attend pour Vientiane au Laos, où de nouvelles aventures nous attendent au coin de la rue, à travers lesquelles nos destinées chemineront pour évoluer vers le Népal dans trois semaines!!!

Je te redonne Gui bientôt. Trop bientôt à mon goût mais bon, faut se le partager on dirait ! Pour nous aussi, le temps passe vite – déjà au tiers du parcours – mais c’est bon, je commence à l’accepter cette fatalité. Les moments présents sont de plus en plus sensibles. Ma tête se déleste graduellement de ses préoccupations passées et passe moins de temps à s’enivrer dans des projections futures.

Et l’instant n’a jamais goûté aussi bon !

À bientôt !

Merci pour ton message, j’ai hâte de te revoir moi aussi !

dimanche 10 février 2008

Ang Thong

Juste un petit mot pour essayer de partager l'expérience de l'excursion sur Ang Thong, l'archipel du paradis à 30 bornes à l'ouest de Ko Samui. Premier bon point : le trajet pour y aller se déroule en speed boat! Une heure poussée par deux 200 forces de Yamaha la manette au fond ça n'a rien avoir avec une tortue de ferry où tout le monde partage le contenu de son estomac. Tellement rapide et ferme que je n'ai eu aucun mal de coeur, au contraire ce fut une virée si intense que toutes nos molaires sont maintenant bien sèches tellement on a ri! Heureusement que le pilote défonçait une crête de vague de temps à autre pour nous hydrater... Rien que ça, ça valait amplement le 50$ pour la journée.
Mais ce n'était qu'un début! Premier arrêt : un bassin de corail au flanc d'une petite île rocailleuse bien escarpée. Les guides lancent quelques tranches de pain blanc pas trop moelleux et voilà que l'eau se met à fourmiller - ou plutôt à poissonner - de dizaines de petits némos bleus affamés (ou friands de pain thaï ?) vers lesquels on nous invite à plonger avec masque et tuba. Voila! Premier snorkelling à vie. Wow! À 6-7 mètres au dessus des gros champignons multicolores, certains abritant des oursins, bien joufflus et saupoudrés de petites sardines tropicales colorées jaune et bleu, naviguant en troupeau, pas gênées du tout et bien conscientes de l'équation "touriste content = plus de pain!". Par conséquent, un vrai petit paradis marin, dans lequel on a pataugé pendant une heure.
Step deux : à fond Léon vers une autre île, plus grande et mieux décorée de pics acérés celle-là, dans laquelle se cache un petit lac à 150 mètres d'altitude, complètement fermé entre des parois de calcaire et relié à l'océan par un tunnel sous-marin. Parmi les curiosités, les cactus poussant sur les parois rocheuses, la formation dangereusement coupante des sommets avoisinants (on dirait un décor de manga avec des montagnes impossibles) et une nouvelle fois... la faune marine! Un poisson long d'environ un mètre et fin comme une brochette de poulet à la citronnelle flottait peinard devant nos yeux, paraissant tout à fait blasé par ce décor idyllique, rêvant peut-être à une autre vie, en d'autres eaux, vers d’autres horizons! Un air intrigué est apparu sur son visage lorsque Guile, après plusieurs heures d’abstinence, s’est décidé à partager avec le décor ses nitrates, phosphates et autres déchets du système rénal.
À midi, buffet à volonté servi dans un petit village de pêcheurs - je vous passe les détails, la bouffe est toujours excellente ici. Et rien à faire, pas moyen d’être malades même en mangeant dans la rue! Une fois bien remplis, au programme, kayak autour des îles pops de l’endroit. Pops parce que ce sont des gros cylindres rocheux dont la base, grugée par l’eau, s’est amincie et présente maintenant un intérêt particulier lorsque visitée par marée basse. Le kayak peut se glisser en dessous et naviguer dans de simili-grottes au plafonds sombres et mystérieux, résonnant d’un claquement lugubre à chaque fois qu’une vague vient claquer sur leurs appendices.
Le retour à la maison fut écourté, tempête en vue oblige, de quelques minutes et nous sommes revenus en découpant les eaux tumultueuses l’écume à la proue dans une mer fiévreuse dont la force des vagues n’avait d’égale que l’adresse de notre pilote! Un combat sans répit pendant plus d’une heure, le visage battu par le vent et crispé dans le sel mais l’esprit heureux d’avoir vécu un tel spectacle.
Une journée forte et mémorable!

mardi 5 février 2008

Des curries et des hommes


J'y pense depuis quelques jours et peu à peu je commence à comprendre. Les voyages c'est comme la vie en condensé. Les moments le fun arrivent plus vite, les ptits downs aussi, tout ça se passe à une vitesse très supérieure à la routine qui se déroule à Québec en temps normal. Les expériences et les découvertes sont nombreuses, trop pour les décrire toutes sur un blog et chaque soir est une occasion nouvelle pour manger un truc bizarre, assister à un spectacle inusité ou rencontrer des gens qui arrivent de partout et qui se dirigent aussi... un peu partout. Parmi tous ces voyageurs citons Luc, le dessinateur de bd québecois, Marie et Mélanie, deux filles bien joviales parties depuis octobre, Tom et Ianiv, deux israéliens vraiment cools qui se promènent depuis longtemps (en Israël le service militaire est obligatoire - 3 ans pour les gars et 2 pour les filles, alors après ils partent tous s'offrir du bon temps autour du globe), sans oublier un argentin et un greco-suédois, de brèves rencontres qui laissent quand même un agréable souvenir d'avoir partagé quelques mots en anglais cassé mais plein de bonnes intentions :)

Dans le fond, personne n'aime s'isoler. On voyage pour découvrir des paysages, des saveurs, mais aussi des gens différents et ils ne se trouvent pas uniquement derrière les comptoirs des hôtels et des restos, mais aussi à vos côtés dans les bus, les ferries ou sur la plage. Et on est vite content d'avoir osé un petit "Hi, nice view!" pour engager la conversation!

J'ai hâte de partager ça plus en détail avec vous une fois revenu.. en attendant, je vais faire de mon mieux pour résumer ça en de petites pensées format blog!

Char d'expo 67!


Vous êtes tous jaloux hein?

Et en plus cette voiture elle roulait pour vrai...ce n'est pas une parure!

Bon considérons-la comme une voiture de collection réusinée et remontée des milliers de fois! De quelle marque et de quelle année...aucune idée! Mais quand nous l'avons vu avec son écriteau ''TAXI CAR SERVICE'' dessus, j'ai eu une profonde pensée pour mon frère! Lui qui, je sais, aurait adoré en faire un tour!! Bon un peu amochée, rehaussée d'un peu de ''duct tape'' (Constantin a trouvé une ressemblance avec les nombreuses voitures qu'a eu son papa...) et de panneaux de plastique à l'intérieur et de freins...euh, pas vraiment de freins! Les sièges étaient formés de coussins de sofa passés date...mais les odeurs de bouches d'égouts de la rue sur laquelle nous nous sommes engagés par la suite ont permis d'oublier l'inconfort. Son chauffeur? Un Thaï...pur et simple, heureux et sans souci. Il nous a mené à bon port pour une somme au delà de nos espérences. Nous aurions payé ce prix là juste pour pouvoir s'asseoir dendans!

Enfin, un autre bon moment!

Vous avez aussi remarqué que nous avons un nouvel ami qui voyage avec nous!! C'est Gui-gui qui est arrivé hier from Canada!! Ainsi, nos aventures seront parsemées, pour les 3 prochaines semaines, d'un élément supplémentaire!

À vous de nous suivre! Ciao!

vendredi 1 février 2008

Tranches de vie avec un grain de curry


Durs durs les lendemains de party.. dure cette putain de vie à courrier les boums, vider les buckets, qu'est-ce qui nous reste après toutes ces années parties en fumée..

Instance de réflexion



Notre périple sur l'île de Koh Phangan tire bientôt à sa fin....question d'aller voir ailleurs!

Pour ma part, j'ai commencé cete aventure en ''jouant'' l'infirmière avc Constantin qui, pendant 3 heures, vomissait sans cesse. Ensuite, les rôles ont changé de bord. Comment? Les moustiques. Les putins de moustiques! C'est toujours moi qu'ils piquent! Constantin lui n'a rien! Pas même une ''piqurette''! Alors, vous devinez que l'homme en question s'amuse à jouer les héros et les tuer violemment de ses mains afin de conserver le calme de sa princesse!


Mis à part les bibittes thaï, nous changeons de logis quasi tous les 3-4 jours... Ce matin en sortant de notre minuscule bungalow à 10$ la nuit...je me suis précipitée dans le hamac qui juchait sur notre perron! Un bon moment de pur bonheur... Ici, les bananes poussent dans l'arbre à coté de ma chambre et les ''drinks'' sont servis dans des sceaux de plage (ceux que les enfants utilisent pour faire leurs châteaux de sable...) Je m'amuse aussi à repérer les plantes qui poussent ici et que j'ai déjà vues en version artificielle chez nous!


Moment de nostalgie:

J'ai vécu mon 1er petit ''bleues''... Le pire moment fut de mettre en stéréo (à l'aide du simili-système-ampli-audio acheté à Bangkok) une toune qui jouait souvent au loft avant de partir (Shine de Daniel Lanois). Snif, snif!


Et non, je ne m'ennuie pas de l'Hôpital Laval! Désolée pour les lecteurs de l'établissement. Penser que je pourrais être en train de passer des pilules et refaire des pansements au gré des médecins exigeant paperasses et perfections, je me dis que je suis bien mieux d'Avoir un petit ''bleues'' une fois de temps en temps!


En bref, nous mangeons du riz à profusion... et le chant du coq nous réveille au moindre rayon de lumière. D'ailleurs il chante encore et il est 9h30! ''Allo! Je suis de bout! ''


Au menu aujourd'hui : beach, et beaucoup d'eau...