Ces photos nous les devons à Nicolas, qui malgré un sac à la mesure d'un sherpa népalais a su prendre le temps de s'arrêter pour croquer quelques séquences du pélérinage. Merci et, qui sait, peut-être à un de ces jours!
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Demonstration d'adresse sur échasses au premier village sur la route. Nous regardons les enfants jouer au travers de la basse-cour quand notre guide nous invite à prendre une bonne douche avant d'aller manger.
Douche que nous refusons poliment, après avoir remarqué un tas de merde stagnant quelques mètres plus bas. Après avoir toutefois concédé un rafraîchissement de la nuque et du visage on m'indique que les latrines sont situées juste en amont du cours d'eau. Je décide de passer sur le brossage de dents pour cette fois.
La nuit sera très fraîche. Au programme, concerts de coqs, chiens, dindons et cochons. Au souper, sticky rice et bouillon d'épinards, préparé sur un feu à l'intérieur de la maison. Demain sera la journée la plus difficile. Huit à neuf heures pour arriver au prochain village, à 1600m d'altitude.

Jungle et montagnes, des hauts et des bas. En chemin nous croisons un enfant transportant un madrier de cinq mètres sur ses épaules. Ils relocalisent leur village qui se meurt car le chef est parti. Nous traversons le village fantôme où il ne reste plus qu'une terre brûlée, des cabanes délâbrées et une troupe d'enfants sales qui se traînent dans la poussière et les excréments avec les plus jeunes sur leur dos. Je n'ai pas oublié le regard vague d'une petite fille malade, une canette de Sprite vide dans les mains. Elle souriait sans cesse, les lèvres gonflées par l'infection et je crois avoir apperçu une dent quelque part au fond.
Deuxième nuit. Autre village, autres moeurs! Ici ils ont acheté une moto et un sentier permet de faire du commerce avec la civilisation. Bonne idée! Le premier village avait plutôt investi dans une télé!? Du coup, ici, des visages plus heureux (des regards mieux nourris) et un accueil plus chaleureux, avec des pains de riz sucré roulés dans des feuilles de bananier! On a célébré avec un peu de bonheur en feuille et on s'est endormis avec un fou rire à se virer les poumons à l'envers! Notre guide, n'ayant jamais essayé auparavant, a insisté pour participer. Il a marmonné quelques mots puis est parti se coucher. Nous avons apris le lendemain qu'il a passé une merveilleuse nuit :).
La journée du lendemain fut magnifique. Félicitations à Minon qui a descendu pendant trois heures dans les feuilles, les roches et les rivières en sandales les ptits orteils à l'air, les souliers ayant été bien saucés dans une des rivières de la veille :)
Troisième village, c'est le party à fond mon Léon! Une vraie grosse brosse avec les laotiens qui a commencé avec de la bière chaude et fini avec du lao-lao de bagosse, assis autour d'une table regroupant de la moelle de poulet, du chili et des algues séchées saupoudrées de sésame (ça se mange comme des pinottes avec la bière mais ça laisse un ptit arrière-goût de Mekong).
Minon porte un toast à l'infirmière du CLSC qui nous avait menacé de cholera, typhus, lèpre, scrophules purrulents et fièvres buboniques si on visitait en Asie autre chose que des musées et des Starbucks. Au Laos, quand tu prends une brosse, y'a qu'un seul verre pour tout le monde! C'est pas grave, la teneur en alcool de leur lao-lao est capable de désinfecter n'importe quelle bouche, gorge, estomac, intestin (et j'arrête là) de touriste à sa portée! Santé!
Dernière journée, environ six heures à flotter sous le soleil.Voilà quelques fragments de l'expédition. Les détails suivront au retour! Autour d'une bonne table... parce qu'on commence tranquillement à fantasmer sur certains plats de chez nous :)=






